LIVRE «LES SAISONS DU RETOUR»

Le retour d’un grand voyage (même un petit) nécessite toujours un réajustement. Une prise de conscience s’impose. On doit se réapproprié une vie qui sera adéquate après tous les changements subits en voyage. Il faut se développer une nouvelle routine, de nouvelles habitudes, de nouvelles habiletés, voir une nouvelle vie entière… Plus le voyage est long, plus le retour est difficile. Revenir semble banal mais plusieurs sombrent dans une dépression après un voyage. Pourquoi? 

«Les saisons du retour» se pose la question, et accompagne l’auteure dans ce retour angoissé sur une terre transformée.

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Publication espérée début 2022!

LIVRE «PARTIR POUR MIEUX REVENIR»

L’histoire d’une famille de 5 racontée en toute authenticité, le récit d’un rêve trop grand pour être contenu…

Avides d’aventure depuis toujours, Annie et son mari Martin s’enfuient de leur Québec natal en 2016, accompagnés de leurs trois jeunes enfants alors âgés de 5, 6 et 7 ans. Armés de courage et de persévérance, ils prennent la mer sans trop d’expérience préalable de navigation, hormis quelques jours de formation et de pratique ici et là. Aspirés par la consommation compulsive et plongés dans un quotidien qui ne leur va plus, ils sont en quête du plus grand que soi, d’une expérience de bonheur, complète et inspirante, pour vivre dans la simplicité pure.

Ils poursuivent un de leurs rêves le plus fou. Pendant près de deux ans, ils font le tour d’une partie de ce monde en voilier, certes, mais surtout le tour d’eux-mêmes. Ils reviennent sur terre transformés, angoissés, incertains sur les valeurs occidentales véhiculées mais restent convaincus que leur nouveau destin surpassera leurs plus grandes aspirations.

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344 pages | Format 5.25 X 8 | Sans image

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351 pages | Format 6 X 9 | Avec plus de 50 images couleurs

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EXTRAITS DE «PARTIR POUR MIEUX REVENIR»

Après quelques heures de navigation, Walace est vert, il vomit. J’ai aussi le mal de mer, je vomis. Je suis totalement indisponible. J’ai peur et je le transmets aux enfants involontairement. C’est plus fort que moi, je ne veux pas être ici. 1700, Nelson vomit, moi aussi, encore. Betsy est un ange rayonnante. Elle nous apporte des mouchoirs et une gourde d’eau dans ce mouvement constant et violent. Je ne vois pas Walace. Il doit être en boule sur sa couchette, un bol dans les bras. Martin s’amuse dans les vagues. 1900, je suis couchée dos contre le mur de la banquette et j’essaie de fermer les yeux. Les enfants ont disparu, sûrement couchés eux aussi. Ils ne peuvent pas aller bien loin à l’intérieur de Calbodine. Ils ne m’inquiètent pas. Les bruits qui m’envahissent sont puissants, troublants, nombreux et nouveaux. Est-ce normal? Est-ce que le bateau va se déchirer en deux? Le son de la coque qui frappe dans les vagues est si immense, sourd, intimidant, intense. Le bateau entier tremble à chaque vague. Tout le contenu vibre et se balance inlassablement. Quelques articles tombent et se fracassent lourdement. J’ai peur. Je me demande si le bateau va tenir. Les enfants se réveillent cette nuit-là pour se faire rassurer. Je ne suis pas convaincante et ils le sentent.

Au moins Martin est rassuré et confiant. Il est dehors par grand vent parmi les dauphins, les milliers d’étoiles et une traînée d’effervescence tel Avatar dans la forêt enchantée. Il est comme un gamin en pleine action, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Il comprend que le bateau suit son mouvement avec les vagues et il se sent en paix intérieure comme rarement il l’expérimenté. 2300, nous changeons de cap. Nous coupons notre chemin en deux et suivons notre plan C, ou le plan D, je ne me rappelle plus. La communication avec nos amis manque et nous sommes incapables de leur communiquer notre changement de direction. Ils sont trop loin devant.

EXTRAIT CHAPITRE 4
Annie Jomphe

À 0200, je me lève pour mon quart de nuit. C’est le summum d’une navigation de nuit. L’air est chaud et confortable. Les étoiles scintillent par milliers, contrastant avec ce fond noir infini. La Voie lactée est franche et traverse le ciel en entier, touchant l’horizon de bâbord à tribord. Les étoiles filantes sont trop nombreuses pour les compter. Le vent est constant et il y a peu de vagues. Tout est calme et serein autour de moi. Le bateau avance bien, tout le monde dort paisiblement.

Je savoure ce moment seule avec moi-même dans cette nuit réconfortante, avec la mer, avec cette immensité et avec ce monde plein de mystère sous mes pieds. Je souhaite que ce moment ne s’arrête jamais, précieux et impeccable. Puis trois heures plus tard, qui ne m’apparaissent qu’un moment, je m’installe sur la banquette extérieure pour dormir mon quart de nuit quand Martin me remplace.

EXTRAIT CHAPITRE 14
Annie Jomphe

Ce matin même, après avoir réalisé que nous avons bel et bien trouvé un pays qui pourrait nous plaire et qui semble fantastique, c’est la fête à bord! Moi qui avais peur de hisser la grande voile il y a à peine quelques mois, je viens de naviguer, avec ma famille, plus de 3500 milles nautiques! Contre toute attente, nous sommes ici, loin de notre Québec natal, plusieurs mois plus tard, grâce à un simple rêve. Je ne dis pas ici que tout le monde devrait partir en voilier sans expérience. Surtout pas! Je dis plutôt que tout le monde devrait suivre sa propre voie. Peu importe laquelle, ne serait-ce que pour se sentir vivant, vibrant et énergique.

Vive Bonaire! Sans plus attendre, nous sautons à l’eau, complètement émerveillés par le fond sous-marin plein de vie et coloré. Ensuite, nous nous dépêchons de faire l’entrée officielle au pays et de revenir à bord. Nous changeons de boule de mouillage pour une dont les ancrages sont plus fiables. Et nous ouvrons une bouteille de champagne, réservée pour cette occasion depuis notre dernière soirée avec la tante et l’oncle de Martin.

EXTRAIT CHAPITRE 15
Annie Jomphe

Pas question de prendre un taxi à cette heure. Il n’y a pas d’ambulance ici. Nous essayons en vain de rejoindre les pompiers. Nous réussissons à rejoindre les policiers. Ils viendront escorter Nelson et Martin à l’hôpital. Mais les policiers sont tellement corrompus… Ils arrivent une vingtaine de minutes plus tard. Nelson et Martin partent ainsi, me laissant derrière, totalement dénuée de pouvoir. Je reste seule dans la rue désertique à les regarder s’éloigner en refoulant mes sanglots.

Je me répète continuellement que je dois rester brave pour mes enfants. Je m’inquiète atrocement et les idées tournent trop vite dans ma tête. Je me crée des scénarios des plus atroces, comme un film d’horreur. Il est 0400 du matin et je n’ai pas encore fermé l’oeil de la nuit. J’ai peur pour mon garçon. Peur pour mon amour. Peur de cette ville meurtrière. Peur que cette ville ne les efface à jamais sans laisser de traces. Peur de cette nuit noire. Une peur viscérale de la part d’un cœur de maman.

EXTRAIT CHAPITRE 17
Annie Jomphe

COMMENTAIRES DE «PARTIR POUR MIEUX REVENIR»

Premièrement, merci de m’avoir fait naviguer avec vous, le détail vivant de cette autoroute marine à être apprivoisée à chaque miles marin était vraiment époustouflante, ta façon simple et direct de tout décrire nous fait avancer en même temps que Calbodine. En premier en marchant sur des œufs et ensuite de plus en plus confiant grâce à ta persévérance et ta capacité d’adaptation toi, Martin et les enfants.

J’ai adoré te lire, ayant eu la chance de lire ton ébauche je pouvais aisément lire à travers les lignes, des non dit, des états d’âme qui  rendent vulnérables, des  interrogations, des peurs plus grandes que nature qui veulent nous faire tout abandonner, mais que le premier rayon de soleil fait tout oublier et permet de continuer l’aventure.

 Tu as fait ta traversée sur cette mer capricieuse, mais tellement belle de la même  façon que l’on traverse une vie entière, plein de haut et de bas, de tempête et d’accalmie de larmes et de joie. La seule différence c’est que tu as tout vécu cela en l’espace de deux ans.

Ton livre m’a permis de revoir des îles que j’ai connues en surface comme tout touriste qui se promène en bateaux de croisière, mais surtout il ma permis d’aller vivre une partie de la réalité des gens de ces pays. Cette peur viscérale, que tu as dû affronter à plusieurs reprises, elle est présente à chaque fois que l’on doit affronter l’inconnu, autant dans sa pauvreté que dans ses mœurs si différents de nous, elle fait partie de notre système auto défense, c’est elle qui nous averti des dangers bien réels.

Tout ce que tu as vécu et fait vivre à ta famille va rester graver à jamais dans votre histoire de famille, tes enfants à leur tour vont on parler à leur enfants et ce livre restera une preuve tangible de dépassement de soi-même.

Grâce à ton livre tout lecteur qui a un rêve se posera la question. Et pourquoi pas moi? Martin et Annie ont pu le faire, réaliser leur rêve. Bravo, encore j’ai adoré. 

Guylaine V.
Québec, Canada

Vraiment j’aimerais bien avoir ton courage, et ta volonté d’affronter l’inconnu. J’ai adoré. J’ai lu ça dans ma cache à orignal et je me disais je pourrais sortir et aller à leur rencontre dans le bois, mais je sais qu’il y a un gros ours dans mon secteur et j’aime pas beaucoup ça. Je n’ai pas une carabine, je suis à l’arbalète. Je crois qu’Annie sortirais pareil. 😊

Merci de nous faire voyager à travers tes récits.

Lorraine V.
Québec, Canada
CE LIVRE EST EN FRANÇAIS SEULEMENT

Vous pouvez aider à la traduction en anglais pour permettre à nos copains anglophones de mieux comprendre nos aventures et nos émotions dans leur langue. 

Une campagne Kickstarter aura lieu bientôt pour supporter ce projet.

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